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Chers lecteurs et adeptes

Il ne vous a pas échappé que nous sommes à nouveau confinés depuis une dizaine de jours.

Cette situation perdure depuis plusieurs semaines. De restrictions en interdictions puis en mode couvre-feu, la pratique collective de nos disciplines est atteinte en son cœur.

Certes, l’entraînement individuel demeure possible (je ne parle pas des professionnels car ils sont tellement peu nombreux), en extérieur ou à domicile. Toutefois, cela s’adresse aux plus motivés, à ceux qui en ont les capacités et les compétences. Rien ne remplacera l’accompagnement d’un enseignant avisé, l’échange, la dynamique de groupe, l’effort commun, l’opposition et le partenariat entre pratiquants.

Nos associations sont en danger. Les cadres, élus, techniciens, enseignants se noient dans la perplexité d’un avenir chaque jour un peu plus sombre. Ils se questionnent :

« Quand pourrons-nous reprendre et dans quelles conditions ? » – « Les adhérents seront t’ils au rendez-vous lors d’une hypothétique reprise ? » – « Pour combien de temps reprendrons-nous et qu’adviendra t-il de nos clubs ? » etc…

Oui, les interrogations, les doutes, les sources d’anxiété et de démotivation sont nombreux.

Nul n’a de réponse certaine à apporter à cela.

Pour ma part, j’ai fait le choix depuis le printemps d’être à l’écoute, de rester confiant, prêt à repartir. J’encourage, motive, secoue autant que mes modestes moyens et mon réseau le permettent. J’exhorte chacun de nous à rester mobilisé mais, comme un grand nombre d’entre-nous, je demeure prudent et si possible avisé dans mes déclarations et actions.

Après le premier confinement, je me suis mis immédiatement en mode « reprise ». J’ai animé et encadré 19 stages entre le 11 mai et le mois d’octobre. J’y ai trouvé des adeptes engagés, passionnés, volontaires. Néanmoins beaucoup manquaient encore à l’appel.

Lors de la rentrée des clubs de septembre, nous avons constaté que la plupart des associations constataient une perte plus ou moins importante d’adhérents. Début octobre, la tendance s’inversait et les pratiquants recommençaient à fouler les tatamis en nombre plus conséquent, notamment chez les plus jeunes. Pour information, le nombre de licenciés en Nouvelle Aquitaine à la mi-octobre était équivalent à celui de la saison dernière. On aurait presque été euphoriques.

Il y avait donc une volonté. Un travail de communication et de sécurisation opéré par les responsables associatifs soucieux de préserver leurs adhérents. Il y avait des pratiquants motivés et respectueux des règles sanitaires. Il y avait de la motivation et de l’envie.

Seulement voilà, nous sommes à nouveau dépossédés de notre droit à pratiquer nos disciplines. Aucune statistique réelle, tangible, sérieuse, n’étaye le fait que la pratique collective du sport, rigoureusement encadrée et sécurisée selon les prescriptions gouvernementales et fédérales, ait été une source de propagation du virus. Bien au contraire, tout indique que le sport est vecteur de santé.

Malgré cela, nous devons faire face aux décisions liberticides et sauver ce qui peut l’être. Gardons le lien et l’espérance en l’avenir de jours meilleurs, à défaut de pouvoir nous mobiliser autrement que par nos écrits, la parole et les images.

Christian PANATTONI  

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